28 juil. 2017

La vérité sur la dissolution de CARIMI

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Richard Cavé en a discuté dans une entrevue avec LoopHaiti hier dans la soirée.

C’était un lundi comme les autres. Sauf qu’il s’agissait du 18 juillet 2016. À cette date, les fidèles supporteurs ont appris sèchement par un communiqué la dissolution de leur groupe préféré. Carimi, après 15 ans tumultueux dans le compas s’est retiré, discrètement. Pourtant, l’on a pressenti la catastrophe. Elle a commencé avec la « pause » demandée par Michael Guirand quelques mois avant que ce dernier annonce son retrait définitif.

Depuis, des théories les unes plus farfelues que les autres ont tenté d’éclaircir l’incompréhension du public. « Je n’ai pas brisé Carimi », se défend Richard Cavé nullement éreinté par la question.

« Nous avons 15 ans dans le business. Michael nous a remis sa lettre de démission une première fois, il est retourné et nous l’a redonnée une seconde fois » explique-t-il. « Là, on s’est dit qu’on ne peut jouer avec le public de la sorte. S’il décide de ne plus faire partie du groupe, nous mettons un terme à l’histoire. C’était une décision grave, c’était difficile », conclut celui qui fera ce soir à Karibe Hotel la grande première de son groupe « Kaï », supporté par Digicel.

Carimi n’existe peut-être plus, mais les liens entre ses anciens membres restent « très forts » assure Richard Cavé. « Je parle à Michael et à Carlo. Dernièrement, je n’ai pas parlé à Michael, je n’ai pas entendu de ses nouvelles. Il y a trois jours de cela, pour la Noël, il m’a envoyé des textos et on a repris contact », explique celui dont le premier album avec son nouveau groupe devrait sortir en mars 2017.

Quant à un renouveau de Carimi, Richard Cavé dit être « très ouvert pour une collaboration » même quand il estime que « Kaï doit faire son chemin».

Source: Crédit photo : LoopHaiti/Estailove St Val

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  • Eugène Mona l'artiste Martiniquais aux pieds nus, de son vrai nom Georges Nilecam est un auteur-compositeur-interprète et flûtiste de la Martinique, Artiste phare de la musique antillaise. L'auteur-compositeur-interprète a reçu l'éloge d'écrivains comme Patrick Chamoiseau et Raphaël Confiant pour ses chants qui renferment un puissant contenu littéraire créole...Fils de musicien, il grandit dans cet univers et se fit remarquer en remportant un concours de chant créole à l'âge de 15 ans. Il fit quelques apparitions au cinéma, tant que comédien (dans Rue Cases-Nègres d’Euzhan Palcy). Eugène MONA apprend la musique auprès de son père accordéoniste, tout en s'initiant au chant et à la danse. Révélé en 1968 lors d'un concours de chanson créole, MONA s’engage, dès le début de sa carrière, sur le chemin de la musique traditionnelle, héritée des campagnes martiniquaises. En 1973, son premier album BWA BRILÉ, rencontre un grand succès auprès des médias et du public. Son succès grandira au fil des ans auprès d’un public multi-générationnel qui reconnaissait en Eugène MONA le digne successeur de tous les piliers de la musique traditionnelle martiniquaise : Ti-Émile, Vava, Didi, auprès desquels il avait beaucoup appris. C’est auprès de Max Cilla, qui perfectionne son maniement de la flûte. L’originalité de sa musique réside en une rencontre créative entre le chœur poly-rythmique des percussions traditionnelles (tanbou bèlè, tanboudibas, tibwa, chacha, triangle), et les instruments mélodiques modernes tels que la basse, la guitare ou le clavier. Cette orchestration nouvelle des instruments traditionnels, alliée aux apports modernes, donnaient à la musique d'Eugène MONA un style unique. Il accordait également les rythmes martiniquais de la biguine, de la mazurka, du bèlè, à ceux de la Caraïbe, comme le calypso, et même de l'Amérique, comme le blues, ou le negro-spiritual. Ce mariage s’entend nettement sur son dernier album "Blan Manjé" (1990). Les paroles de ses chansons font également sa force : ses textes sont autant de messages qui veulent « provoquer la réflexion chez les auditeurs, les informer, et les édifier » (Dominique Cyrille, Maestro Créole). Les chansons d'Eugène MONA se nourrissent de beaucoup d’images et de paraboles, et sont rarement à prendre au premier degré. C’est au-delà de ses mots qu’il faut creuser, pour arriver à la source du vrai message qu’il voulait transmettre. Certains thèmes l’inspirent particulièrement : la défense du patrimoine (Tanbou séryé, Mango vè-a), la dénonciation des injustices (ralé ralé’y, bwa brilé, bibon dachine, yo lé’w touni an tèt, misyé kriminel, pa touché lou-a, etc.), la satire sociale ou politique (mi mwen mi ou, ma maman m’a dit, mi bach, etc.) Homme de foi, Eugène MONA exprimait souvent dans ses chansons sa quête de spiritualité, en replaçant l’homme face à sa propre nature, face à la Nature, à la vie, à la Lumière (Tant pis pour moi, Agoulou sé lanmò, Energie vibration positive, Oui je finirai, etc.) "Je me situe comme un homme à la recherche de lui-même, comme un homme qui doit gravir la montagne qu'il est lui même, qui doit aller beaucoup plus loin que le sommet. Toutes les embûches que je peux rencontrer fortifient mon âme, mon corps." Eugène MONA La quête spirituelle, liée à un contact rapproché avec la Nature, occupait une grande partie de sa vie. Avec son ami musicien Pierre-Louis Michalon, il consacrait de longs moments à la méditation et à la prière. Chanter, jouer, étaient pour lui une mission sacrée et divine. Il puisait son énergie de la Terre qu’il vénérait tant qu’il refusait de porter des chaussures (d'où son surnom de l'homme aux pieds nus). Une «bête» de scène ! Sur scène Eugène MONA était un vrai phénomène. Il avait une présence scénique exceptionnelle...Il se préparait physiquement et spirituellement plusieurs jours avant ses spectacles, faisait du sport avec ses musiciens, priait et méditait beaucoup, en restant en contact direct avec la nature. "Quand je monte sur un podium, sé mô oubyen viv » disait-il, « Fôk ou rèd épi kô'w !". Après 7 ans d'absence et de silence, Eugène MONA revient sur la scène musicale en 1990 avec un 10ème album longuement mûri pendant sa retraite : "Blan manjé". On y retrouve cette même pulsation des percussions, avec de nouveaux apports blues, africains et caraïbes, mais aussi au-delà des mots, le blues de l’homme qui a traversé des expériences de vie difficiles. "Chaque mélodie doit être un voyage dans une contrée différente, je suis un enfant du Marigot, qui veut toucher à l'universel… C'est possible, non ?" disait-il. Discographie partiel: Ti bouchon, 1976 Mi bach / Doudou ménard, 1978 Ti milo / Mi moin mi ou, 1980 Ma maman m'a dit,1981 Pa fè lang fô, 1984 Tanbou Sériyé, 1985 Témoignage, 1986 Blan manjé (Prix de la Sacem), 1990 (Discographie non complet !) Récompenses, et quelques tournées parmi tant d'autres: 1976 : Disque d'argent Martinique ~ 1976 : Festival Carifesta en Jamaïque ~ 1978 : Festival Mondial de la Jeunesse à Cuba ~ 1979 : Tournée inter-Amérique ~1980 : Grand Prix Maracas d'Or à Paris ~ 1982 : Grand concert à la Mutualité à Paris ~ 1990 : Prix SACEM...prestation à la foire des Abymes en Guadeloupe,vers les années 80...et bien d'autres lieu, tout n'est pas dit. DISQUE D'ARGENT. Eugène Mona obtient un disque d'argent en 1976,qui a été remis au cours d'un gala dans la commune du Carbet en Martinique, gala organisé par sa maison de production: "HIT PARADE"...ce jour-là le disque d'or était pour "les léopards", et également un disque d'argent pour la Perfecta. HOMMAGE. Fin 2006, un album hommage de reprises des titres d'Eugène Mona, intitulé: "LÉRITAJ MONA" fut édité. On y retrouve de nombreux chanteurs antillais dont Jean-Michel Rotin qui interprète le titre:"BÉGUI,BÉGUI,BANG", François Ladrezeau de Akiyo, Oliver Jean-Alphonse, Max Télèphe, Pipo Gertrude, Cindy Faustin, Dominique Lorté, Claudine Pennont, Adeline Crouard, Harry Saint-Aimé ou encore Marcé. Plusieurs concerts furent organisés par ce collectif d'artistes. Fin 2011, l'album de reprises Léritaj Mona – vol.2 en mémoire de son travail. De nombreux chanteurs antillais y participent tels que Max Télèphe, E.sy Kennenga, Dominik Coco, Olivier Jean-Alphonse Victor O, Jean-Michel Rotin, Admiral T, Marcé, Dédé Saint-Prix, Saêl, Robert Mavouza, Kolo Barts, Max Mona. Coup de Gueule en chanson. (chanson qui s'intitule: "Ti milo", parlant de Ti-Émile ) Eugène Mona ne pouvait s’empêcher de relater en chanson un évènement important survenu en septembre 1976, Jimmy Cliff est programmé au Hall des sports de Fort de France. (c’est Ti Émile que Eugène Mona surnomme Ti Milo dans la chanson) et c'est Ti Émile et son groupe folklorique qui font la première partie du spectacle. Une première partie que l’artiste Ti-Émile ne parvient pas à performer car le public le chasse violemment de la scène. En s’en prenant à Ti-Émile le public avait sanctionné la mauvaise organisation du concert et son impatience de voir la tête d'affiche qu'est le grand Jimmy Cliff, chanteur de reggae Jamaïcain. Eugène Mona s'est servi de cette chanson qui s'intitule "Ti milo" qu'il a composé pour vilipender certains organisateurs de spectacle, notamment un certain promoteur nommé: Béloni, et dénoncer le mépris auquel font face les artistes locaux. Né le 13 juillet 1943 au Vauclin (Martinique) il décède brutalement le 21 septembre 1991, à l'âge de 48 ans d'une congestion cérébrale, à la suite d'une altercation verbale avec un voisin au Morne Calebasse, un quartier de Fort-de-France (Martinique)..."Le matin du 21 septembre, le chanteur au pieds nus conduisait une amie à l'hôpital, quand il traversa le terrain d'un voisin qui l'a mal pris. Eugène Mona aussi, qui s'énerve pour la dernière fois". (Libération) En apprenant la nouvelle, la Martinique est stupéfaite et pleure Eugène MONA comme un héros perdu. Ses obsèques bloquent la Martinique du Marigot au Vauclin en passant par Fort-de-France pendant plusieurs heures. Un cortège de tambours et de flûtes accompagne la procession. Dans des veillées mortuaires, le pays entier pleure son nègre authentique disparu, avec son dernier refrain en tête : "Lé moniman yo ké ritapé yo, lé èstati yo ké déplasé yo, An tjè félé pa fasil pou djéri, mé sa ki sav sav, sa ki pa sav pa sav…" Le 7 juin 2013, le collège du quartier la Marie dans la commune du Marigot en Martinique a été officiellement inauguré collège Eugène Mona. Aimé Césaire inaugure en 1992 une "avenue Eugène Mona" au Morne calebasse, un quartier de Fort-de-France. Ainsi va la vie...Hélas...Paix à son âme...Matinik péké janmin oublié Missié MONA. Vidéo disponible ici: https://www.facebook.com/2031915827053439/videos/473865116455772/ (Source et Montage vidéo: Rétrovision972//Brut 34)
  • Après 9 semaines de concerts-vitrines où 36 groupes ont enflammé le Club Balattou , on vous dévoile les  9 groupes qui accèdent aux demi-finales : Jôby (Madagascar), blues malgache Emde (Mali), mandingue  Rodrigo Simoes (Brésil), jazz brésilien Regeneration  (Qc), roots reggae Clerel  (Cameroun), soul  Aldo Guizmo (Guadeloupe), reggae Kon-Fusion (Chili), cumbia, ska La Pirogue , Folklores maliens, colombiens et réunionnais Ralami  (Bénin), afro-urbain SOIRÉES COUP DE COEUR - DEMI-FINALES Mardi, mercredi et jeudi, 16, 17 et 18 avril 2019 Club Balattou - 4372, boul. St-Laurent 20h30 - GRATUIT  SOIRÉE GALA - LA GRANDE FINALE Jeudi 25 avril 2019 Théâtre Fairmount - 5240, avenue du Parc 20h - 5$
  • Suite à l’invitation du groupe Banque TD à rejoindre la programmation de la 28e édition du Mois de l’histoire des Noirs, les Productions Nuits d’Afrique présentent au public, une série de quatre spectaclesinfluencés par l'Afrique, ses musiques et ses histoires. Sékouba Bambino et ses musiciens donneront le coup d'envoi de cette programmation du Mois de l'histoire des Noirs le samedi 16 février prochain auNational. Le 22 février marquera le retour des soirées Nuits d’Afrique Sound Systemavec plusieurs Djs afro-électro qui se succéderont pour l’occasion au Ministère. Ce sera ensuite au tour des percussions et des danses traditionnelles de Benkadid’envoûter le Club Balattou jeudi le 28 février. Nuits d’Afrique clôturera cette programmation le 3 mars au National avecHabib Koité et Bassekou Kouyaté, deux monuments de la musique africaine réunis sur la même scène pour la première fois. « La TD s’engage depuis longtemps auprès de la communauté noire afin de créer une société plus diversifiée, vibrante et prospère. Nous sommes fiers de soutenir encore une fois Nuits d'Afrique, qui honore les individus et les initiatives contribuant au tissu social de notre société québécoise », mentionne Sylvie Demers, présidente, Direction du Québec, Groupe Banque TD.